Mais qui était Eugénie Cotton, au fait ?

par S. Hamrouni

Née Eugénie Feytis le 13 octobre 1881 dans un milieu modeste, elle entre en 1901 à l’Ecole Normale Supérieure de Sèvres (E.N.S) où il lui est donné de connaître des hommes et des femmes éminents tels que Pierre et Marie CURIE, Paul LANGEVIN... qui eurent une influence certaine sur l’orientation de sa vie.

En 1904, elle est reçue première au concours féminin de l’agrégation des Sciences physiques et naturelles, et devient ainsi la première femme agrégée de Physique !

Elle devient ensuite professeure adjointe à l’École Normale Supérieure de Sèvres, à la demande de Marie Curie, dont elle avait été l’élève.

Nommée directrice de l’ENS de Sèvres en 1936, elle participe à la réforme de l’identification des études féminines aux études masculines.

Proche du Parti Communiste, elle connut la répression aux sombres jours de l’occupation et fut contrainte à la « retraite d’office » en 1941 sous le régime de Vichy.

En 1945, elle contribue à fonder l’Union des femmes françaises et préside jusqu’à sa mort la Fédération démocratique internationale des femmes. Elle est aussi membre du Conseil mondial de la paix.

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Son sentiment que l’égalité entre hommes et femmes était non seulement un devoir de justice à l’égard des femmes mais aussi un bienfait nécessaire à la société, devait faire d’elle une des militantes les plus clairvoyantes et les plus engagées de son temps.

Chevalier de Légion d’Honneur, Docteur Es-Sciences, Eugénie COTTON s’éteignait brusquement le 16 juin 1967.

Remarque : Pour les plus curieux, les archives d’Eugénie COTTON sont conservées à la bibliothèque Marguerite Durand, 79 rue Nationale, dans le 13e arrondissement de Paris...